Julie BLIVET

 

Psychologue clinicienne

diplômée de l'Université de Liège


Coach, Consultante et Formatrice en Management, Développement Personnel et Gestion du Stress

 

Agrémentée IPRP

(Intervenante en Prévention des Risques Psychosociaux)

  

Psychothérapeute

 

Gestalt praticienne

certifiée par l'Ecole Parisienne de Gestalt

 

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UNE PSYCHOTHERAPIE... POUR QUOI FAIRE?

Pour vivre  une vie heureuse, il est essentiel d’oser ouvrir son coeur à ce qui peut se passer de beau et de bon dans nos vies.

Il est essentiel d’être à-priori dans la confiance qu’il va se passer des évènements, grands ou petits qui vont être sources de satisfaction pour nous, voire de plaisir, voire qui sait… de bonheur…
 
On peut être dans cette disponibilité intérieure au bon avec ses enfants, avec sa famille, avec ses amis bien sûr.
On peut aussi l’étendre à toutes les personnes que nous croisons.
Etendre ce sentiment aux objets qui nous entourent. L’étendre à la terre.
L’étendre à soi, peut-être avant toute chose : s’apprécier soi-même.
 
Facile à dire peut-être. ..
Pour beaucoup d’entre nous, il n’est pas aisé de vivre dans cette confiance intérieure, dans cette ouverture du coeur.
A cela il y a bien des raisons.
Chacun d’entre nous, nous avons vécu sur notre chemin de vie, depuis que nous sommes venus au monde, certains moments difficiles, douloureux, qui nous ont amené à ressentir des émotions inconfortables : peut-être de la tristesse, de la colère, de la peur, de la honte,…
Des émotions dont nous n’avons pas vraiment su quoi faire lorsque nous en avons fait l’expérience. Souvent parce que nous étions trop petits, et/ou parce que nous étions seuls à ce moment-là (sans possibilité de la partager à quelqu’un), ou encore parce qu’on ne nous avait pas appris quoi en faire.
Nous sommes restés seuls avec l’émotion et elle s’est logée en nous. Elle s’est trouvée une place dans notre coeur, dans notre corps, et s’est frayée un chemin aujourd’hui dans nos comportements.
L’émotion a fermé notre coeur. Elle lui a chuchoté de faire attention à lui, que ce type d’événement pourrait arriver de nouveau et qu’il valait mieux s’en protéger, et pour cela qu’il se ferme, telle une forteresse, afin d’être protégé.
Notre coeur est extrêmement sensible. C’est un organe délicat. Il peut être blessé par des évènements qui peuvent sembler anodins à notre tête. Lorsque nous sommes impuissants à nous défendre, comme ça peut être le cas pour un enfant confronté à une situation difficile à vivre, alors l’émotion ressentie laisse une empreinte dans notre coeur. Ce qu’on appelle une blessure invisible.
Cette blessure peut rester ouverte, tant qu’elle n’est pas soignée de façon adaptée. Elle continue de saigner… en silence…
Enfin, pas si silencieusement que cela.
- Elle agit dans notre corps notamment, d’une façon ou d’une autre. Elle cherche à se faire entendre, à signaler son besoin de soin.
Il s’agit là de tout ce qui touche aux affections dites psychosomatiques.
Par exemple, la blessure, si elle est associée à l’énergie de la colère, peut nous amener à être sujet aux inflammations de l’estomac : gastrites voire ulcères.
La tristesse va souvent avoir un impact sur la sphère pulmonaire.
L’anxiété peut nouer le ventre et la gorge, et amène à des ruminations, des questions sur le passé et l’avenir ; sur ce que nous aurions du faire ou sur ce qui va se passer comme catastrophe à l’avenir. Elle amène des doutes de façon générale.
Notre corps, d’une manière ou d’une autre, va exprimer la souffrance que nous avons dû taire. Cela va occasionner des douleurs, des affections peut-être légères. Et si nous n’écoutons pas le message, la maladie peut se déclarer.
Attention, « psychosomatique » ne veut pas dire que la douleur ou la maladie est imaginaire, entendons-nous bien. Mais que parmi le faisceau de causes à l’origine de la maladie, le psychisme et ses blessures en particulier ont joué un rôle.
 
- L’émotion peut également agir sur nos comportements.
Certains d’entre nous se défendent ainsi de ceux qui les entourent, comme ils auraient en fait aimé pouvoir se défendre de ceux qui les ont blessé initialement.
Par exemple, certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles se mettent en colère de façon excessive et/ou inappropriée avec leurs proches. Il peut s’agir d’un exutoire à l’émotion qui s’est logée dans un coeur blessé. La colère qui s’exprime se fait passer pour légitime, en s’appuyant sur une raison qui provoquerait effectivement de l’agacement, ou de l’énervement chez tout un chacun, mais pas tant de colère que ça…
Le dragon invisible et caché profite des petites embûches pour cracher du feu.
Seulement l’entourage n’y est pour (presque) rien finalement. Il écope en grande partie pour l’agresseur du passé.
Ça fonctionne avec la peur également. Si c’est de la peur que j’ai stocké en moi, alors les inquiétudes et les petites angoisses du quotidien vont probablement se multiplier, devenir très nombreuses et intenses, envahissantes… nourries par les peurs de fond, les peurs tapies dans notre coeur, davantage que par les dangers réels auxquels nous sommes confrontés dans nos vies d’adultes.
 
De même pour la tristesse, pour la honte, pour toutes les nuances émotionnelles dont notre coeur et notre corps peuvent avoir gardé le souvenir, parfois à l’insu de notre tête qui ne voit pas d’où peut bien venir le problème !
 
Parfois, on peut mettre du temps à se rendre compte qu’il y a un problème. Que notre façon d’agir ou de réagir n’est pas ajustée à la situation. Que nous avons à nous remettre en question. Que le problème ne vient pas (seulement) des autres. Que nous avons en fait une part de responsabilité et donc plus de pouvoir que nous ne l’imaginons sur ces situations répétitives que nous vivons.
 
Un premier pas, très important, est de s’apercevoir que ce que nous pouvons vivre de façon récurrente dans nos vies comme nuance émotionnelle, comme comportement, comme douleur physique,… n’est pas seulement lié à notre environnement, comme quelque chose qui « nous tomberait dessus ».
Le premier pas, c’est cette prise de conscience que nous y sommes, en partie, pour quelque chose. Que quelqu’un d’autre vivrait la situation de façon différente, alors « pourquoi moi cela m’affecte autant ? Et de cette manière-là ? »
 
Réaliser que nous avons quelque chose à y voir est une étape à la fois douloureuse et joyeuse à mon sens.
C’est à la fois très inconfortable parce que ce qui se passe ne nous convient pas, et même sachant que nous y sommes pour quelque chose, on peut être en difficulté pour comprendre en quoi nous en sommes à l’origine ? Comment nous-y prenons-nous ? Et d’où cela peut bien venir ?
On peut se trouver dans l’impasse non seulement pour comprendre d’où cela peut venir, mais aussi (et surtout) comment faire autrement ?!
Le sentiment de tourner en rond avec la difficulté et de se trouver dans une impasse est très désagréable.
 
Mais, si on ose se mettre au travail, avec l’accompagnement d’un professionnel, alors cette prise de conscience peut aussi devenir un moment-clé. Un moment charnière dont on se souviendra positivement comme le point de départ d’un chemin de connaissance de soi, de croissance personnelle, et pourquoi pas… d’ouverture du coeur.
 
 
 
 

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